Régime IG bas : la vérité qui dérange sur son efficacité réelle selon une nutritionniste

pierre
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Vous pensiez que manger “IG bas” était la solution miracle pour rentrer dans votre jean fétiche ? Attendez un instant avant de troquer votre baguette contre du quinoa ! Selon la nutritionniste Claire Trommenschlager, la réalité autour du régime à index glycémique bas est un peu plus nuancée – et tant mieux, sinon la carotte cuite serait notre nouvelle ennemie publique n°1.

IG bas : une méthode plébiscitée… mais vraiment innovante ?

Lorsqu’il s’agit de mincir, les régimes alimentaires sont légion, chacun jurant sur l’efficacité de ses méthodes pour faire fondre les fameuses “poignées d’amour”. Parmi ces approches, le régime à index glycémique bas (IG bas pour les intimes) attire particulièrement l’attention. Conçu initialement pour les diabétiques, il a séduit les foules en quête de silhouette allégée.

Mais, avant de vous précipiter sur les aliments à IG bas, un petit détour par la réalité s’impose. Claire Trommenschlager, nutritionniste et autrice du livre Happy diète, ne manque pas de rappeler que ce régime n’est pas forcément l’arme fatale pour perdre du poids durablement. Selon elle, utiliser le régime IG bas comme moyen principal de perte de poids n’est pas plus fiable sur le long terme que tant d’autres solutions à la mode.

Un régime qui pousse à mieux manger… Sans rien révolutionner

Concrètement, suivre un régime à index glycémique bas a certes de quoi séduire. Claire Trommenschlager le reconnaît : ce mode alimentaire « incite à cuisiner davantage, à intégrer des fruits et légumes riches en nutriments et faibles en calories, à privilégier des féculents plus rassasiants dans leur version complète, à éviter le sucre et les produits sucrés. » Régime IG bas rime aussi souvent avec alimentation plus brute, assiettes équilibrées et moins d’aliments ultratransformés.

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Et justement, comme l’expliquait un précédent article, le simple fait d’abandonner les produits ultratransformés peut suffire à enclencher une perte de poids. Mais, et cela mérite d’être souligné à grands coups de cuillère en bois : pour mincir, manger IG bas « ne préconise rien de nouveau par rapport à ce que l’on savait déjà ». Pas de baguette magique donc, mais un retour à une alimentation moins transformée, finalement assez classique dans les recommandations nutritionnelles actuelles.

Méfiez-vous des raccourcis : l’IG bas n’est pas synonyme de perte de poids automatique

Là où le bât blesse, c’est dans l’interprétation parfois réductrice qui accompagne ce régime. « Quand on croit qu’avoir trop de sucre dans le sang nous fait grossir, on a tendance à diaboliser tous les aliments dits IG haut » explique la spécialiste. Mais – et c’est un « mais » de taille – « aucun aliment n’est à diaboliser ni à supprimer d’un équilibre alimentaire ».

Claire Trommenschlager prend un exemple aussi savoureux que percutant : la carotte cuite arbore un IG haut, tandis que le saucisson affiche un IG de 0. Alors, la carotte serait-elle l’ennemie de nos ventres plats et le saucisson notre nouveau superaliment ? Pas si vite ! La carotte cuite ne fait pas grossir, tandis que le saucisson, largement plus calorique, « favorise davantage le surpoids et les maladies cardiovasculaires ». De quoi réfléchir à deux fois avant de juger un aliment sur son seul index glycémique.

  • Les aliments à IG élevé ne sont pas des « aliments-maudits ».
  • Les aliments à IG bas ne sont pas automatiquement alliés minceur.
  • L’équilibre alimentaire ne se résume pas à une simple valeur numérique.
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Le piège de la frustration et l’essoufflement sur le long terme

Vouloir à tout prix éliminer certains aliments de vos menus juste parce qu’ils affichent un IG élevé, c’est ouvrir la porte à la frustration. Et qui dit frustration, dit souvent échec sur la durée. Claire Trommenschlager insiste : « la diabolisation de certains aliments engendre de la frustration et fait qu’il est impossible de suivre ce régime sur le long terme. » À méditer la prochaine fois que vous regardez votre assiette de pâtes.

En conclusion : oui, bâtir son menu sur des produits naturels, peu transformés, et végétaux est toujours une bonne idée, que l’on souhaite perdre du poids ou non. Mais faire la chasse exclusive à l’IG élevé, ce n’est ni la clé universelle de la minceur, ni la garantie d’un mode de vie équilibré. Faites rimer plaisir, variété et bon sens – votre corps (et votre moral !) vous remercieront.

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