Cinq kilos de muscles ou cholestérol en chute : les jumeaux révèlent le vrai effet vegan vs omnivore
Le match entre régime vegan et omnivore fait rage dans les assiettes – et sur les réseaux sociaux. Mais que se passe-t-il vraiment dans notre corps lorsqu’on choisit, pendant trois mois, de zapper le steak ou de snober le tofu ? Les frères Turner, jumeaux identiques et fiers « cobayes aventuriers », ont justement mis à l’épreuve ces deux régimes. Leur étude, pilotée par des chercheurs du King’s College, promet de trancher scientifiquement… ou au moins d’y voir plus clair.
Un protocole strict pour deux jumeaux… et zéro jaloux
À 32 ans, Ross et Hugo Turner forcent l’admiration. Pour départager franchement omnviorisme et véganisme, ils font ce que même votre nutritionniste n’aurait pas osé vous demander : se prêter au jeu du régime opposé, en gardant tout le reste identique – mode de vie, rythme d’activité, patrimoine génétique (merci l’ADN !) et protocole ultra-rigoureux sur douze semaines.
- Hugo passe à un régime intégralement végétal.
- Ross poursuit tranquillement son alimentation omnivore.
Objectif annoncé : éliminer tous les biais et comparer véritablement les effets physiques, énergétiques et même microbiotiques de chaque option. Fini les débats stériles du dimanche midi, place à la science vivante : poids, masse musculaire, gras, cholestérol – tout est minutieusement mesuré.
Résultats : métamorphoses, énergie et intestins bousculés
Après trois mois de discipline, le verdict tombe. Et là, attention, surprise sur la balance :
- Hugo (régime végan) : Il ressort de l’expérience plus léger, avec un kilo envolé et un pourcentage de masse grasse en moins. Son taux de cholestérol ? En chute libre ! De quoi faire battre le cœur des plus prudents côté cardiovasculaire.
- Ross (régime omnivore) : Côté prise de masse, c’est la fête aux biceps : cinq kilos de muscle en plus ! Mais qui dit muscle, dit aussi deux pourcents de graisse gagnée au passage. Le taux de cholestérol, lui, reste étonnamment stable.
En résumé, qui dit régime végétal dit silhouette affinée et cholestérol à la baisse, alors que l’omnivore gagne la bataille du muscle, mais rame côté tissus adipeux.
Mais ce n’est pas tout ! Les jumeaux témoignent aussi de sensations très différentes pendant leurs entraînements :
- Hugo rapporte une énergie retrouvée (après avoir pleuré quelques morceaux de fromage et de viande au début). Son secret ? Plus de fruits, plus de noix, un taux de sucre équilibré toute la journée.
- Ross, en revanche, avoue s’être parfois senti limité, moins performant et pas au top de son potentiel pendant les séances de sport. Comme quoi… Les idées reçues sur les carences énergétiques des végans en prennent pour leur grade !
Là où l’expérience devient vraiment croustillante, c’est du côté des intestins. L’examen du microbiome d’Hugo dévoile de profonds changements : sa flore intestinale s’adapte, se diversifie et, surprise, montre des signes de renfort face à certaines maladies chroniques (obésité, diabète de type 2…). Autant dire que nos petits amis bactériens ne sont pas insensibles à la qualité du menu.
Le débat n’est pas fini… Mais l’assiette, elle, n’est plus la même
Cette aventure jumeau-centrée n’a certes concerné que deux participants – dommage, les réunions de famille promettaient pourtant d’être enrichissantes. Mais elle livre un précieux aperçu : le duel végan vs omnivore n’est pas aussi tranché qu’on l’imagine. Il révèle surtout des atouts spécifiques selon les objectifs personnels :
- Envie d’un cœur vaillant et d’une ligne affinée ? Le régime végétal marque des points.
- Objectif muscle XXL ? L’omnivorisme garde l’avantage (mais gare à la graisse !).
En conclusion, il n’existe pas une réponse unique, mais des effets contrastés sur la santé, la sensation d’énergie et… même la vie de vos micro-organismes intestinaux ! Le vrai conseil ? Écouter son corps, varier son assiette et s’inspirer de la rigueur (et un brin de folie mesurée) des Turner. De quoi nourrir les débats – et pourquoi pas, vos prochaines expériences culinaires.






