Le café : champion incontesté et plein de vertus
En effet, plusieurs études ont révélé :
- Des effets bénéfiques sur la mémoire,
- Un coup de pouce pour le cœur,
- Un rôle dans la prévention du diabète, à condition de ne pas y noyer des montagnes de sucre !
Mais l’actualité scientifique nous offre aujourd’hui un nouvel éclairage qui risque de bouleverser les rituels de nombreux adeptes du café : le moment auquel on le boit compterait autant, sinon plus, que la quantité bue, révélant ainsi toute influence du café sur notre organisme.
Une étude à grande échelle : tout est dans le timing
Les chercheurs n’ont pas lésiné sur les moyens. Pour démêler les effets du café selon l’horaire de consommation, ils se sont penchés sur les habitudes de 40 000 Américains qui ont accepté de répondre à une enquête nutritionnelle entre 1999 et 2018. Deux groupes : les « matinale cafetiers », qui se contentaient d’un café le matin, et ceux qui étalaient leurs tasses tout au long de la journée (les irréductibles adeptes du boire trop de café).
Le résultat, après 19 années de suivi, est éloquent :
- 4 295 personnes décédées parmi les participants,
- Dont 1 268 à cause d’une maladie cardiovasculaire et 934 d’un cancer.
Pourquoi le matin, et pas à l’heure du goûter ?
Mais pourquoi donc réserver son café au matin, alors qu’un petit coup de fouet à 18h paraît parfois tentant ? L’explication, avancée par le Dr Lu Qi (auteur principal de l’étude, interviewé sur CNN), met en cause notre horloge interne. Boire du café dans l’après-midi ou le soir risque de perturber le rythme circadien, et… votre taux de mélatonine, l’hormone du sommeil. Rien de tel pour transformer une soirée tranquille en nuit blanche rythmée par le son insistant de votre alarme interne (et du réveil, hélas).
Il faut dire que la caféine met entre 3 et 5 heures pour être éliminée à moitié de votre corps. Donc, un café à 18h, c’est un ticket pour des difficultés d’endormissement, voire des insomnies. C’est ballot, non ?
La meilleure heure : la vérité se cache… trois heures après votre réveil
Maintenant, si vous pensiez qu’il suffisait d’avaler votre espresso dès le saut du lit, détrompez-vous ! Le docteur Frédéric Saldman, dans son ouvrage « On n’est jamais mieux soigné que par soi-même », suggère de résister à la tentation. Pourquoi ce supplice ? Au réveil, votre organisme libère déjà une grande quantité de cortisol, l’hormone du stress. Ajouter une bonne dose de caféine avec un café dès le réveil, c’est risquer de booster votre anxiété (et d’offrir à votre cœur un marathon matinal superflu).
Pour bénéficier à plein des vertus du café tout en regagnant de l’énergie (et éviter la double dose d’hormone du stress), il vaut mieux attendre trois heures après le lever pour savourer votre première tasse. Autrement dit, l’idéal est de déguster votre café aux alentours de 11h du matin, loin du pic de cortisol du réveil et bien avant que le marchand de sable ne pointe son nez.
En résumé :
- Le café, c’est bien, le matin c’est mieux.
- Engrangez ses bienfaits en attendant quelques heures après le réveil.
- Et fuyez le café du soir, sauf si vous aimez compter les moutons toute la nuit.
Si on ne vit pas forcément plus vieux, on vivra, au moins, en meilleure compagnie… celle d’un bon café, à la bonne heure !






